Avantages du bilinguisme

Avantages du bilinguisme

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PHOTO : ISTOCKPHOTO

 

Les scientifiques s’accordent à dire que le bilinguisme a ses vertus. L’enfant bilingue présente des avantages cognitifs certains, il peut perfectionner sa connaissance des langues jusqu’à un très haut niveau tout au long de sa vie et peut bénéficier d’un effet neuroprotecteur à l’approche de la vieillesse.

 

Le « cerveau bilingue » a été étudié par de nombreux experts, psychologues, linguistes et spécialistes de l’imagerie cérébrale. Dans le monde, le bilinguisme est pratiqué par 60% de la population, on peut donc dire que parler plusieurs langues est très courant !

 

À l’Université de Montréal, dans le laboratoire de l’École d’orthophonie et d’audiologie de la Faculté de Médecine, on a étudié l’impact du bilinguisme sur les enfants qui entrent à l’école primaire. L’idée selon laquelle il n’est pas bon pour les jeunes enfants de parler deux langues en même temps en bas âge serait fausse. Bilingues ou unilingues, les résultats de enfants sont similaires à l’école, avec même quelques avantages pour les enfants bilingues en conjugaison des verbes irréguliers.

 

En fait, l’avantage principal du bilinguisme est d’ordre cognitif – c’est à dire tout ce qui relève de l’attention, de la concentration, de la planification et de la résolution de problème. Parler deux langues en même temps accroît la flexibilité mentale en alternant les codes linguistiques – ou « code switching » en anglais – c’est une véritable gymnastique mentale nécessaire pour passer constamment d’une langue à l’autre.

 

Que les enfants ayant grandit dans un univers unilingue se rassurent : on peut tout à fait devenir bilingue à l’âge adulte également, malgré ce qu’on pourrait croire. Passé le fameux « âge critique » de 9-12ans, et même adulte, on peut devenir très compétent dans l’apprentissage d’une seconde langue. L’activité cérébrale le prouve, ce qui veut dire que les seuls freins à notre future bilinguisme ne sont en fait que… notre motivation, notre acceptation (ou pas, justement) de la culture entourant la seconde langue, et l’effort qu’on y met.

 

Pour ce qui est des fonctions neuroprotectrices en fin de vie, ce sont les imageries par résonnance magnétiques qui ont révélé que le cerveau des bilingues fonctionne différemment au moment des prises de décision et de l’analyse. Les personnes bilingues n’utilisent pas le lobe frontal pour ces activités-là mais bien les régions postérieures du cerveau, les aires dites « visuospatiales » chargées du traitement des stimuli et des déplacements dans l’espace. Conséquences ? Les personnes bilingues souffrant de la maladie d’Alzheimer ne sont pas atteintes des symptômes graves aussi rapidement que les unilingues puisque les plaques amyloïdes caractéristiques de la maladie d’Alzheimer se forment plutôt dans le lobe frontal.

 

Ainsi, on peut dire qu’au-delà des avantages en termes de communication, parler couramment deux langues change aussi la manière dont nous utilisons notre cerveau !

Pour en savoir plus: http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/science/2016/03/18/001-cerveau-bilingue-etat-connaissances.shtml

 

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Anne-Claire Grégoire pour CourseFinders

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